ARRETER DE FUMER : QUELQUES QUESTIONS

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Il ya une quinzaine d’années, le tabagisme dans la population masculine adulte de nos pays atteignait 50%. A présent, les chiffres oscillent entre 25 et 30% le pourcentage de fumeuses adultes semble stagner entre 15 et 20 %. Par contre, en Europe comme aux Etats-Unis, le nombre d’adolescents fumeurs et aussi d’adolescentes croit considérablement.

Malgré les campagnes antitabac très actives menées ces dernières années, la société ne parvient toujours pas à limiter le nombre de fumeurs. Les conséquences sociales et économiques attribuées au tabac sur le plan de la santé sont désastreuses pourtant, il suffit ‘simplement’ de ne plus fumer pour réduire le problème. Pour y arriver définitivement et mettre toutes les chances de son coté, il faut avant tout le vouloir. Et pour tenir le coup, on peut se faire aider quoi qu’il en soit, la meilleure façon d’arrêter de fumer consiste encore et toujours à ne pas commencer.

Arrêter : pour quelles raisons ?

Nous ne parlerons pas ici des conséquences du tabagisme sur votre portefeuille, cela ne regarde que vous, par contre, les conséquences à long terme de la consommation de tabac sur les plans respiratoire et cardio-vasculaire concernent tout le monde, y compris ceux qui vous aiment.

Le cancer des bronches, ceux du poumon, de la langue et de la trachée ne font pas de cadeaux aux patients qui en sont atteints et souvent ces malades s’engagent, hélas, dans une voie de non-retour. Les artères des membres inférieurs bouchées, l’angine de poitrine, l’infarctus et l’accident vasculaire cérébral signent souvent de nombreuses années de tabagisme.

On y laisse souvent ses jambes, son cœur ou sa tête. A vous de choisir. Si vous parvenez à vous en passez, le jeu en vaut vraiment la chandelle.

Jamais trop tard

Les études réalisées dans ce domaine montrent qu’il n’est jamais trop tard pour arrêter de fumer. Un grand fumeur sans problème de santé qui abandonne le tabac pendant plus de deux ou trois ans retrouve le même risque cardiovasculaire qu’un individu qui n’a jamais fumé de sa vie. En somme, il retrouve presque les artères de ses vingt ans. Ceci concerne la prévention primaire, celle qui intervient avant la maladie.

Mais le gain semble être encore plus grand dans la prévention secondaire où on s’efforce d’éviter la récidive d’une maladie. Arrêter de fumer réduit très fort, chez les patients qui ont déjà subi un infarctus, le risque à court terme de faire un deuxième accident qui pourrait être fatal. Mais n’attendez quand-même pas ce moment là pour vous y mettre ! Au plus tôt, au mieux.

Etes-vous dépendant ?

Au fil des jours, le fumeur devient dépendant de sa cigarette, de son cigare ou de sa pipe. On distingue deux types de dépendance.

La dépendance psychique, ou le besoin de « tirer » sur sa cigarette, semble poser le plus de difficultés. C’est elle qui nous pousse presque malgré nous, au moindre stress quotidien, à en allumer une.

La dépendance physique se présente chez les gros fumeurs. Elle est liée au taux sanguin de nicotine. Pour connaitre votre degré de dépendance physique, votre médecin vous posera quelques du style : « quand allumez-vous votre première cigarette ? » « Êtes-vous obligé de sortir en plein milieu d’un spectacle pour satisfaire votre envie de fumer ? etc.

Une question de volonté avant tout

« Arrêter de fumer, c’est facile. Moi je l’ai fait des dizaines de fois » disait Marc Twain. Pas si facile que ca en réalité, avouez-le

Pour y parvenir définitivement, il est impératif que le fumeur décide lui-même d’en finir avec le tabac. Il est illusoire d’espérer vous arrêter si vous n’êtes pas complètement convaincu des avantages que cela vous procurera. Ensuite, choisissez-vous un moment adéquat, comme une date d’anniversaire, la nouvelle année ou les vacances.

Evitez les sources de stress et n’oubliez pas d’avertir votre entourage de votre bonne résolution pour qu’il ne vous tente pas en vous présentant une cigarette, en posant le cendrier à coté de vous..

Pour vous aider, votre médecin pourra éventuellement vous prescrire un petit soutien pharmacologique s’il le juge nécessaire.

Contrecarrer la dépendance

Si les fameuses questions posées par votre médecin révèlent que votre dépendance physique à la nicotine est élevée, il pourra vous conseiller de prendre un substitut nicotinique pour vous aider à supporter le sevrage du tabac. Mais ce substitut ne fait certainement pas tout le travail : c’est à vous de résister avant tout. On estime le taux de réussite de sevrage complet à 25 % seulement. Alors tenez bon ! Cela vaut le coup. Les pharmacies disposent de nicotine sous plusieurs formes.

Les gommes à mâcher, à prendre chaque fois que vous comptiez fumer,

Les patchs ou autocollants que vous placez sur votre peau pendant la journée.

Les sprays à prendre par voie nasale et les aérosols à base de nicotine peuvent vous aider.

Mais respectez scrupuleusement les doses que votre médecin vous aura prescrites. Trop de nicotine, ce n’est pas l’idéal non plus et faites attention si vous êtes cardiaque : vous ne pourrez pas en bénéficier.

Le soutien psychologique

Si vous ne vous sentez pas de taille à relever ce défi tout seul, sachez qu’il existe de nombreuses associations qui vous aident à lutter contre le tabagisme. Passez rendre une petite visite à l’une d’entre elles, proche de chez vous. Vous serez agréablement surpris de savoir que vous n’êtes pas seul à vouloir perdre cette mauvaise habitude. Et ensemble, on est souvent plus forts.

Votre médecin vous donnera la liste de ces centres de soutien aux fumeurs. Cela vous permettra de vous informer sur les différentes méthodes qui existent. Parmi celles-ci, la méthode CAF et le plan des cinq jours ont fait leurs preuves.

Enfin, si vous êtes un adepte de l’homéopathie ou de l’acupuncture, n’hésitez pas à consulter vos spécialistes, ils auront certainement quelque chose à vous proposer. Mais attention aux charlatans !

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