L’INCONTINENCE URINAIRE EXAMEN ET TRAITEMENT

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L’INCONTINENCE URINAIRE EXAMEN ET

TRAITEMENT


L’incontinence urinaire

L’incontinence urinaire

Le pourcentage de la population souffrant de troubles urinaires (ou vésicosphinctériens) reste encore difficile à apprécier (environ 5 à 15% à tous les âges de la vie).

Pourquoi une telle difficulté ?

Les personnes concernées en parlent peu parce que dans leur esprit, il s’agit encore d’un sujet « tabou » voire honteux ou parce qu’en vieillissant perdre quelques gouttes d’urine semble encore normal, et vécu comme une « fatalité ».

La nécessité d’un rappel anatomique s’impose afin de bien cerner ce que sont les troubles vésicosphinctériens, l’intérêt d’un examen tel que l’urodynamique ainsi que les traitements proposés au terme de celui-ci.

Qu’est ce que l’appareil vésicosphinctérien ?

Il se situe dans la partie abdominale basse. Il est constitué de :

- La vessie qui a deux fonctions essentielles :

- Celle de réservoir,

- Celle d’expulsion des urines :

- L’urètre qui se présente comme un « canal » permettant l’évacuation de l’urine par le méat (ou orifice) urétral :

- Deux sphincters qui « verrouillent » la base de la vessie quand elle se remplit et «  s’ouvrent » lorsqu’on urine.

Ces différents organes (vessie, urètre, vagin, anus..) sont soutenus par un ensemble de muscles appelé « périnée ou plancher périnéal.

L’appareil vésicosphinctérien est doté d’une innervation (distribution) des nerfs dans cette région) compliquée permettant son bon fonctionnement de contraction et de relâchement.

Quand parle-t-on de troubles vésicosphinctérien ?

Un bon équilibre vésicosphinctérien peut se définir comme suit : émission volontaire d’urines (miction) s’effectuant facilement et vidant la vessie complètement, répétée en moyenne 4 à 5 fois par jour, sans miction la nuit et sans fuite.

Citons quelques exemples de troubles vésicosphinctériens :

- Envie fréquente d’uriner ou pollakiurie.

- Besoin urgent ou miction impérieuse (avec ou sans fuite)

- Fuites lors de la toux ou incontinence urinaire à l’effort.

- Fuites la nuit ou énurésie,

- Difficultés à uriner, sensation de mal vider ou dysurie, etc.

Qui est concerné ?

Toute personne : adulte, enfant, personne âgée, homme, femme, peut être confrontée à ce genre de problème.

L’existence de troubles vésicosphinctériens peut être liée ou non à une maladie d’origine neurologique, urologique, gynécologique..

Que peut-on proposer ?

L’examen urodynamique

Il existe en France depuis une vingtaine d’années. Il étudie le fonctionnement (dynamique) de la vessie et des sphincters (uro) au cours du remplissage et pendant la miction.

Il permet de mettre en évidence le mécanisme des troubles décrits par la personne d’orienter au mieux la thérapeutique (qu’elle soit médicale, chirurgicale ou à type de rééducation périnéale ou vésicale) il reste avant tout un examen complémentaire.

Déroulement de l’examen

Les conditions requises pour une bonne réalisation sont simples :

- Aucune préparation n’est nécessaire,

- Coopération minimale de la personne,

- Absence d’infection urinaire,

De caractère non douloureux mais long (environ 1 heure) l’examen débute par un interrogatoire minutieux conduit par le médecin.

Dans un deuxième temps, celui-ci réalisé un examen clinique périnéal et général.

Le bilan urodynamique est le plus souvent réalisé par une infirmière.

- La personne vient lors de la consultation avec une envie habituelle d’uriner (demandée lors du rendez-vous)

- Elle urine dans un « appareil » type toilettes) qui enregistre la façon dont les urines sortent cette phase d’examen s’appelle « débitmétrie »

- L’infirmière met une sonde (tuyau souple) dans la vessie après une toilette intime stérile et remplit celle-ci doucement soit au gaz médical (indolore) soit à l’eau stérile et enregistre sa réactivité (tonus-activité-contractions) jusqu’à ce qu’elle soit pleine.

- La vessie est ensuite vidée soit naturellement, soit par la sonde cette deuxième phase s’appelle « cystomanométrie » on peut associer dans certains cas (maladies neurologiques) une étude de l’activité électrique du sphincter pendant le remplissage et la miction électromyogramme)

- La dernière phase de l’examen (sphinctérométrie ou profilométrie) étudie les pressions qui règnent dans l’urètre au repos et à l’effort toux elle peut se réaliser en position couchée ou débout, vessie vide ou à peine remplie.

Les suites de l’examen sont simples une consigne à respecter est de boire abondamment (environ 1.5 litres) dans les 2 heures suivant sa réalisation (sauf contre-indication médicale) de façon à diminuer l’irritation normale mais gênante liée à durée de celui-ci.

Les résultats

Les résultats du bilan urodynamique complet permettent de décider du traitement à suivre. De nombreux cas de figures se présentent nous présentons ici les cas les plus fréquents mais beaucoup de cas particulier existent et nécessitent des thérapeutiques spécifiques parfois exceptionnelles.

- Un des cas les plus fréquents est celui d’une anomalie du sphincter urétral on trouve une insuffisance de pression sphinctérienne en position couchée, aggravée en position debout associée à une incompétence du sphincter lors des efforts. Le plus souvent la vessie est normale.

- On propose alors une rééducation périnéale. Parfois, le recours à la chirurgie s’avère nécessaire soit d’emblée soit après échec des tentatives de rééducation.

- Le sphincter urétral peut au contraire être hypertonique. Il faut alors déterminer l’origine de cette hypertonie.

Chez l’homme, il s’agit souvent d’une anomalie prostatique qui nécessite d’autres examens par un urologue. Celui-ci propose alors des médicaments et si besoin, une intervention chirurgicale. Il importe aussi d’apprécier le retentissement de cette hypertonie sur la paroi de la vessie et de traiter les anomalies.

- Dans certains cas, il s’agit d’un déséquilibre de fonctionnement entre la vessie et le sphincter.

Cette anomalie se retrouve essentiellement, dans les atteintes du système nerveux et nécessite des traitements complexes (médicaments, infiltrations, voire chirurgie).

- La fonction vésicale peut être seule anormale. On trouve alors une vessie hyperactive avec des contractions plus ou moins anarchiques accessibles aux médicaments.

- On trouve parfois une vessie hypertonique par manque d’élasticité de la paroi qui nécessite des bilans complémentaires et s’améliore sous traitement médicamenteux.

- Enfin, on trouve une vessie flasque qui a été distendue et qu’il faut mettre au repos par une sonde urinaire quelques semaines avant de réaliser la rééducation de la vessie.

Conclusion

Chaque patient est un cas particulier. Son examen précis apporte des renseignements précieux et permet d’orienter les recherches.

Le bilan urodynamique montre la fonction de l’appareil vésicosphinctérien et permet de choisir le traitement adapté. Parfois il incite à poursuivre les examens.

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