La douleur Chez le nouveau ne et l’enfant en bas âge

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La douleur

Chez le nouveau ne et l’enfant en bas âge


La douleur Chez le nouveau ne et l’enfant en bas âge

La douleur Chez le nouveau ne et l’enfant en bas âge

Il est faux de croire que les enfants et les nouveau-nés ne ressentent pas la douleur de la même manière que les adultes. Aujourd’hui, il est bien démontré que le bébé peut souffrir lui aussi.

Les spécialistes qui se sont penchés sur cette question ont d’ailleurs observé toute une série de réactions au stress de la douleur présentées par le nouveau-né. A présent, la réalité de la douleur est prise en compte.

S’il a fallu tant d’années pour s’en convaincre, c’est qu’il est particulièrement difficile de détecter la douleur chez l’enfant et chez le nouveau-né. Aux yeux du profane, les réactions à la douleur manifestées par le bébé peuvent passer tout à fait inaperçues, tant elles sont éloignées des réactions de l’adulte. Ce dernier dispose, en effet, d’un outil extraordinaire que le bébé et l’enfant en bas âge ne peuvent pas encore mettre en pratique : le langage.

Dressons donc un rapide tableau des différentes manifestations que peuvent présenter le bébé ou l’enfant en bas âge lorsqu’ils sont confrontés à la douleur. Disons-le tout de suite, aucun de ces signes n’est spécifique à une seule maladie.

Il faut aussi noter qu’il n’y a pas de rapport entre l’importance d’une atteinte et la douleur qui est ressentie. Par exemple, après une petite intervention chirurgicale, il est impossible de prévoir s’il l’enfant aura plus ou moins mal. Ce qui est sur, c’est qu’il ressent une douleur à traiter soigneusement.

Il existe trois catégories de réactions à la douleur.

- La première, de type émotionnel, peut se lire sur le visage du bébé. elle s’exprime par les crispations, les grimaces, l’agitation ou au contraire l’immobilité inhabituelle, qui fait croire à tort que l’enfant ne souffre pas. Ce sont aussi les pleurs et les cris. Il est important de noter, pour ces manifestations, qu’il n’y pas de relation directe entre l’intensité de la douleur et la force de protestation du bébé. en effet, ce dernier facteur dépend de la motivation du bébé à réagir.

- Ainsi, un enfant réactif et énergique peut pleurer à l’arrivée du médecin près de son lit et n’avoir que peu de réactions lorsqu’on le mobilisé toute son énergie.

Il existe d’autres manifestations émotionnelles moins visibles comme une accélération du rythme cardiaque. Une augmentation de la fréquence respiratoire ou encore l’apparition de sueurs. Retenons de tout cala que les réactions émotionnelles, si elles sont rarement ignorées des médecins- ce qui est heureux – ne permettent d’apprécier que très grossièrement l’intensité de la douleur chez l’enfant.

- Attachons-nous à présent à décrire comment le corps de l’enfant réagit à la douleur. Souvent, l’enfant adopte la position qui lui fera le moins mal. C’est la position que les médecins appellent « antalgique » Elle ne permet pas d’éviter la douleur. Cependant l’enfant bouge moins car il observe vite que le maintien de cette position lui permet de moins ressentir sa souffrance la posture adoptée par l’enfant est reconnaissable car elle est inhabituelle et lui demande une certaine dépense d’énergie pour être maintenue. On observe ainsi qu’il existe une zone de tension ou de rigidité.

Parfois, il n’est pas aisé de reconnaitre qu’une position est antalgique. Cependant, sa persistance, après d’autres mouvements ou après manipulation du nouveau-né ou de l’enfant confirme son existence !

D’autres signes peuvent encore être observés, se sont :

- La protection spontanée de la zone douloureuse,

- Le contrôle que l’enfant ou le bébé chercher à exercer quand on le mobilise ou encore.

- L’attouchement fréquent de la zone douloureuse par des gestes répétés, notamment chez le nouveau-né.

Il faut beaucoup d’expérience et d’observations pour détecter les signes qui appartiennent à ce deuxième type de réactions à la douleur. De plus, ces signes se marquent surtout au début, quand la douleur est récente et bien localisée. Ils sont beaucoup moins nets pour les douleurs de longue durée.

- C’est dans ce dernier cas que l’on observe aussi des réactions qui appartiennent à la troisième catégorie de réactions à la douleur. C’est sans doute celles qui sont les plus difficiles à détecter chez le bébé ou l’enfant en bas âge. C’est pourquoi elles sont souvent méconnues.

Leur présentation est aussi très particulière. L’enfant qui a mal depuis longtemps (de quelques jours à quelques semaines) peut en arriver à rester complètement immobile. Ses membres sont comme figés, même en dehors de la zone de douleur.

L’enfant, on peut le supposer, est comme épuisé par la douleur, voire même démoralisé. Les rares gestes qui persistent sont lents, sans participation du reste du corps et surtout, l’enfant apparait comme indifférent à ce qui l’entoure.

Le plaisir semble avoir disparu car il ne montre plus d’intérêt, ne joue plus, ne tourne même plus la tète lorsqu’on l’appelle. Parfois même, il détourne les yeux lorsqu’on l’approche. Lorsqu’il doit être bougé, l’enfant n’accompagne pas le mouvement, ce qui rend la prise difficile et maladroite par les parents. Lorsque la douleur est reconnue et qu’un traitement adéquat est commencé, ces manifestations décrites plus haut disparaissent de manière spectaculaire. Quelques heures après la première prise de médicament, l’enfant, qui était immobile, reprend ses activités, bouge joue, demande à se lever, quelle que soit d’ailleurs la gravité de son atteinte physique.

Il est donc important de reconnaitre la douleur afin de la traiter au plus tôt. Les traitements dont la médecine dispose sont d’ailleurs d’une efficacité remarquable.

Dans tous les cas, il convient de soulager l’enfant au plus tôt. A coté de la détection de la douleur, reste qu’il faut identifier sont origine. Les spécialistes de la douleur, et en particulier les pédiatres, sont les mieux placés pour prendre en charge ce type de problème. C’est donc vers eux qu’il faut diriger l’enfant.

La détection de la cause de douleur passe avant tout. C’est pourquoi, il est recommandé de ne pas donner d’antidouleurs avant que l’enfant ne soit examiné. Ceux-ci pourraient, en effet, masquer les symptômes de la maladie et la rendre plus difficile à détecter.

Une fois le diagnostic posé par le médecin, plus rien ne peut ensuite interdire l’utilisation raisonnée d’antidouleurs chez le bébé et l’enfant en bas âge.

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